Le programme de formation

Après le tremblement de terre du 25 avril 2015, les familles faisaient face à de nouveaux besoins. Avant, elles vivaient dans des maisons qui avaient été transmises de génération en génération les familles pouvaient se contenter de travailler à la ferme, au jardin, pour se nourrir et gagner quelques sous pour les dépenses vitales. Désormais, il faut reconstruire une maison, ce pour quoi les gens n’ont ni les compétences, ni les fonds nécessaires.

Pour pouvoir reconstruire, il faut de l’argent, pour avoir de l’argent, il faut un travail, pour avoir un travail, il faut des compétences. C’est ce constat qui nous a amenés à la création d’une formation pour permettre aux personnes les plus vulnérables ; les femmes, de pouvoir acquérir des savoir-faire pour leur permettre, un jour, de travailler et de gagner leur propre salaire.

Toutes les apprenties sont des victimes directes du tremblement de terre, elles ont perdu leurs maisons, leurs biens, certains membres de leurs familles et se sont retrouvées dans une situation sociale critique. Pour soutenir leurs efforts de reconstruction après le séisme, et leur permettre de subvenir aux besoins de leurs familles pendant leur formation, chaque femme a reçu une rémunération mensuelle de 55 € par mois de la part d’un « supporter », ce qui correspond à un demi-salaire moyen népalais.

La formation a regroupé 14 femmes qui sont venues saisir leur chance d’acquérir différentes compétences avec une formation de 4 à 9 mois dans différents domaines : la couture, la broderie, la découpe, le tissage, et la manufacture d’objets (attrape-rêves, bijou, porte-clés).  La gestion de ce programme de formation a été assurée en coopération avec une entreprise népalaise locale, l’objectif étant, de permettre à chacune de ces femmes, en fin de formation d’être en capacité de trouver du travail et de pouvoir subvenir à leurs propres besoins.

À l’issue de la formation, 10 femmes ont été embauchées. Elles sont désormais des travailleuses, des femmes qui ont fait le choix de gagner leur vie elles-mêmes, pour petit à petit se reconstruire. Nous avons eu le plaisir de découvrir que toutes avaient pris les dispositions nécessaires pour scolariser leurs enfants. Certaines, qui avait perdu leur maison, ont pu louer des petites chambres pour y loger leurs familles, d’autres vivent  encore dans des abris faits de tôles, qui se sont très largement répandues au Népal. Quatre autres femmes  pour diverses raisons ont quitté la formation.

Cette mission est accomplie et le projet a été clôturé en mars 2016.